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Produits français en danger !

Vendredi 1 juillet 2011

Nos produits qui étaient bien français, c’est du passé.

Source : Ministère de l’Agriculture / France

Les champignons de Paris.

De Paris, ils n’ont que le nom. Pire : 88% d’entre eux viennent de l’étranger, les rayons de supermarchés regorgeant le plus souvent des champignons issus des Etats Unis, de la Chine ou des Pays Pas, les 3 principaux pays producteurs.

En France, s’ils ont pendant longtemps étaient élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu’à Saumur. La ville dans Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale (mais 12% seulement du global consommé)

La charcuterie corse.

Elle est présentée comme un de plus pur produit du terroir français. Et pourtant la charcuterie corse ne dispose d’aucune « appellation  d’origine contrôlée ».

Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d’ailleurs à plus de 90%.

Ainsi, par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions « produits de l’île de beauté » sur les étiquettes, les saucissons d’âne est importé d’Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.

Le jambon d’Aoste.

Voilà une des plus belles et plus juteuses escroquerie « marketing » !

C’est l’un des jambons les plus consommés de France, mais ce dernier n’a rien avoir avec la charcuterie de la ville italienne d’Aoste. Ce produit est en faite fabriqué en France à partir de carcasse chinoise et américaine, dans une commune de même nom, mais situé en … Isère. Et contrairement à son homologue transalpin, qui est un jambon cru, il s’agit d’un jambon mi-cuit. Le subterfuge a fonctionné pendant des années, puisque la marque déposée « Jambon d’Aoste » a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie.

Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l’utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l’ambiguïté cesse. La marque a depuis était renommé « Jambon Aoste » et non plus « Jambon d’Aoste »

L’AOC de Bretagne.

Présentée comme de pures produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d’une « appellation d’origine contrôlée » qui n’oblige des fabricants qu’à une seule chose : posséder au moins un lieu d’emballage ou de transformation en Bretagne.

Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82% des matières premières proviennent du monde entier.

Ainsi, les carcasses de porc, souvent issu de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d’Argentine et du Vietnam, et les boyaux d’andouille importés pour la plupart de Corée.

L’andouille dite de Vire, et d’autres charcuteries « de Bretagne », rejoignent ainsi la mythologie des produits bretons, comme le beurre et la pâtisserie, dont 73% proviennent de la Communauté Européenne et d’Asie.

La moutarde de Dijon.

Pour faire la moutarde de Dijon il faut du vinaigre, de l’eau, du sel et des graines du… Canada !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie : à la fin de la seconde guerre mondiale, avec la mise en place de la politique agricole commune, les agriculteurs se sont des intéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l’Union Européenne.

Résultat : 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

Le melon charentais.

C’est l’emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture. Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charente ne possède pas d’AOC.

Résultat : 80% des melons charentais que l’on trouve sur les étales ne viennent pas de Cognac mais d’Espagne, du Maroc, de Chine et du Sénégal…

Le camembert.

Emblème suprême de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés.

Une explication à ce phénomène : tomber dans le domaine public, le nom « Camembert » peut être utilisé par n’importe quel producteur de n’importe quel pays. Et malgré une AOC « Camembert de Normandie », qui existe depuis 1983, de nombreux fabricants utilisent le terme très proche de « Camembert fabriqué en Normandie ».

Les différences : du lait pasteurisé au lieu cru, un affinage raccourcie et une fabrication qui n’est soumise à aucune règle.

Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse.

Matières premières importés de l’étranger (30% du lait vient de Chine, 50% de toute l’Europe).

Etiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors de limite de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers.

Dans les rayons des hyper et super, il faut vraiment les chercher : les vrais Camembert on l’estampille « Appellation d’Origine Contrôlée » et sont spécifiés « au lait cru ».

Les huiles d’olive de Provence ou du Languedoc.

Rare et chère l’huile d’olive est certainement le produit qui compte le plus d’étiquetages frauduleux. En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient « conformes » à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu’à 50% d’huile de tournesol ou présentant une fausse indication d’origine ou de variété d’olive.

Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que sept appellations d’origine protégé et une AOC « Huile de Provence », des nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non reconnues comme « Huile de Provence Côte d’Azur ».

Sans parler de l’une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l’huile d’olive par l’huile de grignons d’olive, un résidu de la pâte d’olive difficile à détecter pour le simple amateur.

De plus, la circulation des fruits étant totalement libre en Europe, des camions entiers d’olives espagnoles ou italiennes arrivent de préférence de nuits dans les moulins à huile provençaux et languedociens pour faire de la bonne huile « de chez nous » !

Sources : Ministère de l’Agriculture / France

Les enfants et des légumes

Mercredi 15 juin 2011

Mais pourquoi ils rejettent tant les légumes ???

Plusieurs raisons semblent expliquer ce rejet :

sensoriel : la flaveur spécifique des légumes est certainement en cause (amertume)

nutritionnel : la faible densité énergétique des légumes alors que l’enfant est en pleine croissance et que son corps a besoin d’énergie

biopsychologique : le caractère potentiellement toxiques des végétaux est sans doute ressenti par les enfants

mercantile : le faible niveau de transformation des légumes n’en fait pas un aliment attirant. D’autant que nous continuons souvent à les présenter à la vapeur (un filet de crème fraîche, du gruyère rapé et quelques fines herbes, c’est meilleur !)

relationnel : la forte valeur santé des légumes et l’insistance des parents engendrent la résistance des enfants.

Enfin, l’enfant possède ses propres résistances : son tempérament (plus dans l’opposition) et sa sensibilité gustative et olfactive. L’enfant néophobe est souvent un enfant aux capacités gustatives plus développées ! Il ne goûte pas justement parce qu’il ressent plus que les autres le « goût » des aliments !!!

Semaine du Goût du 10 au 18 octobre

Lundi 18 octobre 2010

Le goût n’est plus un luxe…

…C’est un droit !

Connaissez vous l’émission culinaire Les Escapades de Petitrenaud ? Ce programme a pour but de remettre la gastronomie au goût du jour, en la rendant accessible à un large public. Son présentateur, le chroniqueur Jean-Luc Petitrenaud, n’est autre que le fondateur d’un événement devenu prépondérant sur la scène culinaire française : la semaine du goût. Initiée en 1990, elle s’illustre désormais par sa grande popularité auprès des gourmets petits et grands désireux de découvrir –ou de redécouvrir- les richesses de notre gastronomie et les bienfaits d’une cuisine saine et équilibrée.

Cet événement se tiendra du 10 au 18 octobre 2009. Comme chaque année, la semaine du goût célèbrera notre patrimoine culinaire, et assurera la transmission de notre héritage gastronomique par l’éducation au goût. Place aux ateliers culinaires pour petits et grands, qui valoriseront l’utilisation de produits frais et locaux et la diffusion de recettes appétissantes et originales. Alors, sortons, profitons de cette semaine de découvertes savoureuses, et saisissons notre droit de redécouvrir le goût !

La révolution gustative commence sur les bancs d’école

Nous connaissons tous le cliché de l’étudiant se nourrissant exclusivement de pâtes et de chips. Etant moi-même étudiante, je constate cependant que cette image ne correspond plus à la réalité, et que la vieille tradition des pâtes au beurre et du grignotage n’est plus au goût des jeunes générations. Aujourd’hui, nous voulons manger sain, équitable et délicieux, sans nous ruiner ! De plus en plus de jeunes s’intéressent à la semaine du goût, qui propose, pour les étudiants et les scolaires, des ateliers culinaires prônant l’utilisation de produits frais, sains et respectueux de l’environnement et du corps, ainsi que des tarifs avantageux. L’événement a parfaitement cerné la tendance actuelle des jeunes générations à faire le choix d’une cuisine mêlant qualité et éthique, dont la richesse serait déterminée par la saveur et la fraîcheur, et non par le coût. Il était temps que l’on remette l’éducation des papilles au programme des étudiants ! J’ai entièrement confiance en ma génération de cordons-bleus soucieux de leur bien-être et de l’avenir de leur planète, autant que de leur budget.

Place O Goût adhère !

Cette ouverture vers une jeunesse gastronome, imaginative et active s’inscrit dans notre propre dynamique de diffusion de produits frais et de recettes de qualité supérieure. Mais plus question d’élite culinaire ! Notre gastronomie s’adresse à toutes les bourses, et à tous les gourmands. Manger cher et ennuyeux n’est plus une fatalité. Le goût est prêt à descendre dans la rue, et la cuisine du XXIe siècle sera démocratique ou ne sera pas ! Cette révolution gustative, soutenue par des événements tels que la semaine du goût, se rapproche de la sensibilité et des valeurs du site Place O goût. Notre vocation est d’offrir à nos clients la possibilité de vivre le goût de manière éthique et responsable, en leur offrant l’accès à un véritable marché de produits frais en ligne. Parce que le goût est un droit pour tous, nous sommes soucieux de préserver le budget de nos consommateurs et de permettre une large diffusion de nos valeurs culinaires !

Dimanche 27 septembre 2009

Le bio est-il meilleur pour la santé ?

Peut-être avez-vous, comme moi, grandi dans une famille où chaque repas était amoureusement préparé à base de produits bio. Peut-être faites vous partie de ces gens pour lesquels une alimentation non labellisée AOC est une hérésie. Sans doute avez-vous alors été frappés, voire atterrés, par la parution de l’étude menée par le très sérieux American Journal of Clinical Nutrition, datée du 29 juillet dernier (en anglais ici). La nouvelle est tombée comme un couperet sur les consommateurs éclairés que nous sommes : le bio ne serait pas meilleur pour la santé.

Fort étonnée par cette nouvelle, j’ai décidé de mener ma petite enquête, afin déterminer les vrais enjeux de la controverse, et de connaître enfin la vérité sur le bio !

Nous aurait-on raconté des salades sur les bienfaits du bio ?

D’après l’étude de l’American Journal of Clinical Nutrition, un aliment bio ne contiendrait pas plus de nutriments qu’un autre. Les pesticides utilisés pour la culture des aliments non labellisés bio ne seraient dangereux qu’à de très hautes concentrations, qu’ils sont loin d’atteindre. Pire, le bio pourrait nuire à la santé du consommateur ! Il a été suggéré qu’une salade bio produirait plus de nitrites qu’une salade traitée aux pesticides, et serait ainsi plus nocive pour la santé. Les détracteurs de l’agriculture bio évoquent un phénomène de « psychose alimentaire ». Notre société hygiéniste créerait un climat anxiogène qui pousserait le consommateur à chercher sa sécurité auprès d’une nourriture dite « meilleure pour la santé », sans chercher à savoir si ce bénéfice est réel. Par ailleurs, on dénonce aussi un « effet de mode » : la vague « bobo », soulevée par l’engouement des stars hollywoodienne pour le bio, correspondrait plus à un désir d’être « branché » qu’à une réelle prise de conscience écologique.

Alors, le bionheur n’existe pas ?

Je n’en suis pas si sûre ! L’étude menée cet été est en effet très discutée, notamment car il s’agit d’une « méta-étude ». Cela signifie qu’elle ne prend pas en compte les éléments extérieurs tels que l’impact écologique des cultures bio ou non-bio, ou encore les méfaits des pesticides sur la santé des agriculteurs, par exemple. Manger bio n’est pas uniquement une question de nutriments et de santé. L’enjeu n’est pas seulement de manger biologique, mais surtout de manger écologique. L’agriculture bio prend en compte la santé de l’homme, mais surtout celle de la planète. Un élément que je considère comme primordial est aussi laissé de côté par cette étude : la question du goût ! Si une pomme bio ne contient pas plus de nutriments qu’une autre, elle reste cependant un aliment de meilleure qualité gustative, car produite dans des conditions plus respectueuses de son processus de développement naturel. Un aliment bio, issu de producteurs locaux, qui n’a pas été transporté sur un long trajet et n’a pas connu de traitement chimique susceptible d’en altérer le goût, sera sans aucun doute meilleur au goût qu’un aliment traité et conditionné de manière industrielle.

Une question d’équilibre… et de sagesse !

Se gaver de chocolat, même bio, fera toujours grossir ! De même, il est plus raisonnable d’acheter un produit non-bio, mais issu de producteur locaux, qu’un fruit ou un légume bio, mais importé d’outre-mer. L’intérêt de cette controverse réside avant tout dans la prise de conscience qu’elle peut susciter. Manger bio à tout prix, et sans réfléchir, non. Mais vivre son alimentation dans le respect de son corps et de la nature, oui ! Il ne faut pas que le bio devienne une obsession ; mais il est bon que nous nous interrogions sur l’impact que notre alimentation peut avoir sur notre vie, notre corps, notre environnement. Rester attentif à notre plaisir de manger, profiter des bienfaits d’une alimentation saine, et agir pour notre planète : tels sont les véritables enjeux d’une alimentation réussie !